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“ Si je cède il va gagner”

- Catégories : Parentalité

Une phrase qu’on entend souvent, parfois comme un judicieux conseil : “Si tu cèdes, il gagne" ou sa variante “ si tu cèdes, t’es foutue”.

Alors avant de te suicider car ta vie est foutue puisque tu as cédé à ton enfant, je te conseille de lire cet article.

Premièrement, qui te donne ce conseil ? Ca c’est une question que je t’invite à te poser pour chacun des conseils que tu reçois. Le cerveau humain a tendance à choisir ce qu’il a envie de retenir alors même si ce conseil “avisé” vient d’un parent ou de ta mère, son souvenir de la réalité est forcément filtré par son cerveau et deuxième point important, chaque enfant est différent, chaque parent est différent et chaque situation est différente.

Alors comment on fait avec les conseils, tout simplement on teste ceux qui nous semble nous correspondre et on avise.

Bref je ferme cette parenthèse sur les conseils.

Alors revenons à cette histoire de “céder à notre enfant”.

Déjà si tu te places dans cette position, c’est que tu te mets dans un rapport de force ! Oui tu t’opposes à ton enfant. Tu peux choisir 2 modes de vie : la dictature ou la coopération, à toi de voir, mais personnellement je suis intimement convaincue par la deuxième option. Alors ça ne veut pas dire qu’on ne doit rien imposer, la santé par exemple c’est non négociable chez nous, donc on explique pourquoi mais j’impose le fait de faire les vaccins par exemple ou de prendre des médicaments. On ne vit pas dans un monde binaire (ou tout noir ou tout blanc) et tu n’es pas obligée de te mettre dans une case. L’essentiel est de voir ce qui fait sens pour toi et pourquoi tu veux agir de cette façon.

Alors est-ce-que je “cède” à mes enfants ? J’ai envie de te dire, ça dépend qui est le plus convaincant ! lol Parfois leurs arguments sont tout à fait justes, si je prends deux minutes pour écouter le “pourquoi ils veulent telles choses”. De quoi mon enfant a besoin ? Quel besoin veut-il satisfaire derrière sa demande ? 

En fait, j’agis avec mes enfants comme j’aimerais qu’on agisse avec moi :

  • je les invite à exprimer ce qu’ils veulent
  • j’écoute leur besoin
  • je réfléchis au pour et au contre 
  • j’expose mon point de vue
  • je cherche une solution, un compromis, ou j’accède à la demande

La vraie question à se poser, n’est pas “que va-t'il se passer si je cède à sa demande ?”, mais “pourquoi je n’accéderais pas à sa demande ?” “Est ce qu’il y a un danger ?” “Quelles sont les conséquences pour moi et pour eux ?”

Je ne me contente pas de “parce que je le dis et c’est comme ça”.

Pourquoi je fais ça ? Tout simplement parce que je vois plus loin, je vois ce que je leur apprends et l’adulte que j’aimerais qu’il devienne.

En les invitant à exprimer ce qu’ils veulent, je leur montre qu’il faut exprimer leur besoin, et leur désir.

En les écoutant, je leur montre qu’il faut écouter les autres, leur point de vue.

En exposant mon point de vue, je leur montre qu’il faut prendre en compte les conséquences sur les autres et sur soi-même.

En cherchant une solution, je leur apprends à réfléchir à des solutions et des compromis pouvant apaiser les conflits.

En n’imposant pas mon autorité, je leur apprends à ne pas obéir aveuglément à une figure d’autorité. 

Alors oui, ce n’est pas lors d’une situation qu’ils vont apprendre tout ça, mais dans le temps je suis certaine que ça joue un rôle important.

Est-ce que je cède à mes enfants ?

Non, car je ne suis pas dans un rapport de force. Par contre j’écoute mes enfants.

Est-ce que je le fais tout le temps ?

non, parfois je suis fatiguée ou stressée et je ne prends pas le temps,

  • et certaines fois ça se passe bien quand même (ce matin mon fils voulait regardé la télé, je lui ai juste dit non et ce n’est pas allé plus loin mais il savait pourquoi et le besoin derrière était juste de s’occuper, il a trouvé une autre occupation)
  • et d’autres fois on rentre dans un rapport de force. Avec l’expérience, j’arrive à le voir assez rapidement  et à désamorcer la situation. 

Parfois quand il s’agit de sécurité ou de santé, si mes explications ne suffisent pas, j’impose quand même mon choix, mais je suis ok avec ma décision, je prends toujours le temps de leur rappeler pourquoi et je ne culpabilise pas de ne pas respecter mon principe de coopération.

Est-ce-que je me fais “mener” par mes enfants ? Est-ce que je fais de mes enfants des enfants roi ?

Non, car je n’oublie jamais de prendre en considération mes besoins et les conséquences de mon choix sur moi et mes enfants (dans l’immédiat ou le futur).

Laetitia.

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